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Date de création : 21.10.2014
Dernière mise à jour :
25.09.2022
218 articles
Dimanche 5 juillet 2020. Je profite d'une journée à Grenoble pour aller découvrir un parcours vanté par son auteur comme étant l'un des plus beaux du massif du Vercors : le Ranc de Malhivert et la vire Saint Michel. Le topo sort encore une fois du bouquin « Vercors Secret » de Pascal Sombardier. Mine de rien, j'ai déjà testé quelques itinéraires de l'ouvrage, et je prends soin de préparer ma sortie en cherchant quelques informations complémentaires sur le Net.

Départ à 7h du matin du parking de la tourbière du Peuil. Comme souvent dans le secteur, la première partie de la randonnée n'est qu'une longue et fastidieuse montée sur des pistes forestières peu agréables. Cette fois, j'ai bien bossé le topo et j'ai fouiné au maximum sur le net pour trouver des infos et des photos. Hélas, impossible de trouver une trace GPS. A défaut, j'ai préparé ma propre trace en compilant la carte IGN, les images satellites et la description du topo. De cette façon, je suis presque certain d'arriver au bon endroit pour atteindre le Ranc de Malhivert. Après une petite demi-heure, je quitte la dernière piste forestière vers 1200 mètres pour entamer une montée de 300 mètres en hors piste et droit dans la pente. La végétation ne dérange pas trop et je suis sans trop de difficultés le lit d'un ruisseau à sec. Il me semble deviner des traces par-ci par-là, mais difficile de dire si c'est un bipède ou des bestioles.
J'atteins la base des parois vers 8h. Le début du Ranc de Malhivert ne ressemble par vraiment à une vire. La végétation est dense et c'est un peu la baston pour progresser en suivant les traces laissées par les mouflons et les chamois. Après quelques minutes, j'arrive dans un petit cirque rocheux. La traversée est aisée, mais la sortie est plutôt aérienne, avec un petit pas de grimpe facile au-dessus du vide. La vire, qui fait plutôt penser à un sangle de Chartreuse, commence enfin à se dessiner. Je traverse ensuite un couloir terreux un peu foireux. Le Ranc est toujours bien large, mais on devine facilement que ça plonge à pic à droite sous le couvert végétal. Une petite portion me fait un peu douter. Le topo mentionne des banquettes rocheuses faciles, mais la vire est tellement large qu'il est difficile de savoir si je suis au bon endroit. Dans le doute, je reste toujours proche des parois, en gravissant quelques petits ressauts qui s'avèrent être de fausses pistes. Je trouve les fameuses banquettes un peu plus loin. Elles sont effectivement d'une facilité déconcertante et le câble qui les contourne en-dessous ne sert vraiment à rien.


Le Ranc de Malhivert devient vraiment très esthétique après ces banquettes. Il y a une belle perspective, que cela soit vers le Nord avec Grenoble et la Chartreuse en toile de fond, ou vers le Sud, avec le Pic Saint Michel. Un cri me fait lever les yeux, et je découvre un jeune chamois à quelques mètres au-dessus de moi. Celui-ci détalle rapidement, non sans me balancer quelques petites caillasses. Comme toujours, j'ai le casque mais c'est le genre de moment qui reste quand même désagréable. Peu après rebelote. Au détour d'une cavité, je dérange un mouflon qui prend le soleil. Impossible de dire qui a eu le plus peur de nous deux. Toujours est-il que le bestiaux détalle à fond la caisse de façon assez impressionnante.
Suite à ces deux sympathiques rencontres, j'atteins le promontoire herbeux qui signale la fin du parcours sur le Ranc de Malhivert. Il me faut maintenant remonter droit vers les parois pour rejoindre la vire Saint Michel. C'est à priori la partie la plus délicate de la randonnée. J'ai bien étudié le topo et je craignais de trouver ici un parcours paumatoire. Mais maintenant que je suis devant, tout est absolument évident. Impossible de se tromper ! Je commence par remonter des gradins faciles pour rejoindre une rampe ascendante vers la droite. Le terrain n'est pas très franc. Le rocher est un peu délité, mais c'est surtout la terre et les gravillons qui imposent beaucoup de prudence. Le passage n'est pas très impressionnant mais il est très exposé. La chute ici est absolument proscrite. Après avoir remonté prudemment la rampe, je passe sous quelques arbres avant de remonter au-dessus pour atteindre une seconde rampe. Celle-ci part en ascendance vers la gauche pour rejoindre un couloir qui va me permettre de sortir sur la vire Saint Michel. La rampe est piégeuse au possible, avec beaucoup de gravillons qui roulent sous les chaussures. Le couloir est plus commode et offre un bon rocher. Après en être sorti sur la gauche, j'atteins enfin la corde fixe de la vire Saint Michel.


Je suis celle-ci vers la droite et arrive immédiatement à la principale difficulté de la vire. Il s'agit d'un passage d'environ 10 à 15 mètres, où la voute empêche de poursuivre debout sur la vire et oblige à se pencher pour passer en reptation. Le terrain à droite n'est pas à pic, mais il est suffisamment raide pour inviter à un minimum de concentration. Je me vache à la corde fixe par précaution, mais cela s'avère plus gênant qu'autre chose. Le début du passage est assez commode. Le rocher est plutôt bon et j'arrive à m'assoir sur la vire pour passer. En revanche, les derniers mètres sont un peu plus difficiles, avec une voute qui s'abaisse franchement, au point de me pousser sur l'étage du bas. Je laisse les mains sur la vire et place mes pieds sur de bonnes prises situées dessous. Le passage est coté en 3e degré, mais cela me semble un peu surcoté. Une fois de l'autre côté du passage, je poursuit quelques mètres sur la vire pour atteindre l'angle et prendre des photos.

Une fois passé l'angle, la vire offre une perspective démentielle ! Le vide à droite est énorme avec la paroi qui tombe à pic, tandis que la vire devient ridiculement exiguë, du moins depuis mon point de vue du moment. Après quelques photos, je prends le temps de rassembler mes idées et m'engage sur cette partie très aérienne, non sans avoir vérifier les lacets de mes chaussures. Mieux vaut éviter de m'encoubler ici ! Je prends bien mon temps pour progresser sur la vire. Elle est en fait plus large qu'il n'y paraissait au départ. Je progresse très lentement et profite au maximum de cet endroit magnifique. Quelques passages terreux demandent un peu d'attention, mais la vire, essentiellement rocheuse, est assez facile. Après une dernière traversée terreuse, je rejoins l'angle final qui permet de sortir de la vire et d'atteindre le grand pierrer qui s'étend sous le sommet du Moucherotte. Les difficultés sont derrières et je peux lâcher un peu mentalement.



Je décide de ne pas tenter la sortie sur le plateau sommitale. Celle-ci se fait via une vire à priori tout aussi exposée que celle que je viens de parcourir. Assez de terrain à chamois pour aujourd'hui. Je traverse prudemment de niveau afin de retrouver l'itinéraire de la face Est du Moucherotte. Après une bonne descente, je rejoins un sentier qui me ramène sans difficultés au parking de départ. Le massif du Vercors est décidément très riche en itinéraires aériens et photogéniques. Encore une très belle journée dans ce secteur qui m'a rarement déçu. Sombardier n'avait pas menti, ce parcours est vraiment fantastique !