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Dernière mise à jour : 25.09.2022
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Mon premier Marathon (Paris 2017)

Publié le 16/04/2017 à 21:59 par randorama74 Tags : course pieds marathon runner running paris 2017 run schneider electric runparis paris

Aucune courbature significative (ou alors très peu) et l’impression de ne pas avoir (pu) tout donné ; une semaine après le Marathon de Paris je vous propose un petit retour sur ma première expérience sur cette distance.

 

Ma participation à ce marathon est partie d’une idée assez con. L’an dernier mon frère a participé au Marathon de Paris 2016 et m’a donc proposé de le faire avec lui cette année. Ayant commencé à courir en avril 2016 après avoir arrêté le sport co, j’ai assez facilement accepté. L’idée de me préparer pour un défi sportif me plaît toujours, peu importe qu’il s’agisse de montagne, de vélo ou autre. Je disposais donc d’une année complète pour me préparer (je reviendrai dans un autre article sur ma préparation).

 

Après une prépa bien menée, c’est blindé de confiance que je me lève à 5 heures du mat’ dimanche 9 avril, bien décidé à réussir mon premier marathon en 3h30 ou moins. Petit déj’ pas top top au niveau gustatif (blanc de dinde, pain complet, pâtes, thé et jus de fruits) mais je commence à avoir l’habitude depuis quelques jours (pâtes et riz sont tes amis !). A 7h30 je prends le métro direction l’Arc de Triomphe. Je dois retrouver mon pote Jean qui participe aussi au marathon (mon frère s’est luxé l’épaule un mois avant la course et nous soutiendra dans le public). Arrivé sur les lieux vers 8h, je comprends vite qu’il sera impossible pour nous de nous retrouver.

 

Je comprends aussi très vite qu’il va falloir trouver un chiotte pour aller pisser ! Direction les pissotières alignées devant l’Arc de Triomphe par le staff du marathon. Y a un monde dingue et certaines personnes restent plusieurs minutes dans les cabines…à croire qu’ils se changent dedans ! Après 20 minutes, j’ai parcouru 5 mètres. Va falloir trouver autre chose ! En tournant aux alentours, je trouve un chantier et me soulage discrètement derrière les barrières. Retour aux Champs pour rejoindre mon sas qui doit fermer à 8h45 pour un départ à 9h. Il y a pas mal d’agitation et je peine à me frayer un chemin dans la foule. Je dépasse les sas 4h et 3h45 mais ne trouve pas celui des 3h30. Le sas 3h15 est bondé, si bien qu’il est difficile de passer au milieu de la queue.

 

Et soudain un décompte : « 4, 3, 2, 1 et c’est parti ! ». C’est le départ des 3h30 et ça me surprend pas mal sur le coup puisqu’il est à peine 8h40. Ras le cul de galérer comme un con sur les Champs sans pouvoir accéder au sas ! Je saute les grillages et me retrouve au milieu de quelques coureurs qui trottinent tranquillement vers la ligne de départ. J’enlève mon pull et je pars à mon tour. Je remarque à gauche le sas de gauche des 3h30 qui n’a pas encore démarré.

 

Le marathon commence doucement par la descente des Champs-Elysées. Je contrôle tranquillement en restant bien concentré sur mon 12km/h de moyenne. Mon frère m’avait prévenu de ne surtout pas se laisser griser par le départ et le terrain en descente ! Les 5 premiers kilomètres jusqu’à Bastille se passent bien mais j’ai pas mal de difficultés à trouver mon rythme. Il y a pas mal de tréteaux à enfumer dans ces premiers kilomètres. C’est assez saoulant de devoir passer son temps à slalomer entre les personnes. J’arrive au 5e km avec 10 secondes de retard sur mon temps référence à ma montre mais déjà presque 200 mètres de retard sur la distance (en gros j’ai passé les 5 km à ma montre 200 mètres avant de passer sous l’arche du 5e).

 

On approche du premier ravito et les gens se précipitent sur la droite de la route. On respire mieux et j’en profite pour sortir mon premier gel (pas besoin de prendre les ravitaillements car j’ai mon camel back). J’ai décidé de changer mes gels deux semaines avant la course après avoir testé une nouvelle marque. Celle-ci me semblait plus facile à utiliser, notamment pour l’ingestion car les gels étaient plus liquides que ceux que j’ai utilisés pendant le reste de ma préparation. Retenez bien ce point pour la suite.

 

On commence à remonter en direction de Nation. La montée est assez longue et j’en profite pour accélérer un peu (12,3 km/h) et doubler pas mal de personnes, notamment des groupes qui prennent pas mal de place et me gênent un peu. On entre ensuite dans le Parc de Vincennes. Je me rapproche du bord droit de la chaussée car on a convenu avec mes proches des endroits où ils se posteront. Je croise mon frère, ma femme et mes parents qui ont fait des pancartes « Allez Randorama ». Ce petit coup de boost est bienvenu même si pour le moment la course se déroule sans problèmes.

 

Deuxième ravitaillement et je reprends un deuxième gel. Le Parc de Vincennes est un passage un peu chiant. Pas mal de faux plats montants et surtout des endroits pas très larges où il est difficile de doubler les personnes moins rapides. Il y a du verre brisé et des nids de poule sur les côtés, si bien que je me place plutôt au centre de la chaussée. Ma montre indique toujours mon petit 12 de moyenne mais curieusement j’ai presque 15 secondes de retard sur mon temps de référence au 13e kilomètre (1h05min normalement). Je ne m’en fais pas trop, sachant que la montre GPS a parfois du mal à capter parfaitement le signal lorsqu’il y a des arbres…

 

Au 15e kilomètre, je prends mon 3e gel et on commence à revenir vers la sortie du parc. Je commence à ressentir un petit point de côté et je profite d’une partie en descente pour souffler à fond histoire de le faire passer rapidement. Je recroise ma famille au 18e kilomètre. La forme est toujours au top, aussi bien au niveau des jambes que du souffle. Par contre ce point de côté ne passe pas et commence même à s’étendre à tout le bas ventre…étrange…

 

Au 20e kilomètre, je suis toujours dans mon temps (plus ou moins 20 secondes de retard). 4e gel et je vois enfin un ballon des 3h30 me dépasser (ces coureurs portent un drapeau à couleur dans le dos et servent de lièvres). J’essaye de me caler sur son allure mais mon ventre commence à vraiment me faire souffrir. Un deuxième ballon me dépasse et j’arrive à le suivre un bon moment jusqu’à l’entrée des tunnels des voies sur berge. Là je commence vraiment à coincer et je comprends ce qui se passe. Je n’arrive pas à digérer mes nouveaux gels ! Bravo ! Moi qui ai passé les deux dernières semaines à lire des CR de personnes sur des marathons, je viens de réaliser une belle erreur de débutant. Il est en effet plus que déconseillé de changer son matériel avant la course. J’avais utilisé ces nouveaux gels une seule fois, et à une vitesse moindre que celle du marathon (11,3 km/h).

 

A partir de là je lâche peu à peu. Les longs tunnels sont difficiles à passer, notamment à cause du bruit. Depuis le début du marathon, des petites scènes sont placées régulièrement sur le parcours. On trouve de tout (rock, percussions, chansons populaires) mais à un niveau assez assourdissant. Beaucoup de personnes adorent cet aspect du marathon car ils y trouvent une source de motivation. Moi c’est plutôt l’inverse. J’ai l’impression de me prendre des coups dans la tête !

 

A la sortie des tunnels j’accuse 2 minutes de retard sur mon temps, ce qui n’est pas pire mais mon mal de ventre m’empêche de courir. Ma vitesse tombe à 11 km/h. Au 30e kilomètre, je croise à nouveau mon frère et ma femme qui m’encouragent. Je sais déjà que c’est foutu pour les 3h30 mais je m’accroche pour finir en 3h45 au moins. On approche du Bois de Boulogne où le parcours remonte. Les douleurs au ventre deviennent insupportables mais je sais qu’il ne faut pas marcher sous peine de ne jamais repartir. Au 33e je craque et je m’arrête de courir. Je marche un bon kilomètre puis je repars. Je vais parcourir ainsi les dix derniers kilomètres en courant un kilomètre sur deux. A partir d’ici, je ne prends plus de gels, pas même le gel « coup de fouet ». Je m’arrête au ravitaillement pour prendre une bouteille d’eau et me doucher la tronche (il fait super chaud !!!).

 

Au 40e, je repars pour finir en moins de 4h. Je croise une dernière fois mes proches à 500 mètres de la ligne d’arrivée. Je sprint à une allure ridicule et passe la ligne en 4h01min18sec temps officiel. A ma montre j’ai passé le marathon en 3h59min21sec mais j’ai parcouru presque 500 mètres de plus en distance totale (42,590 km). Je marche le plus vite possible pour sortir du sas d’arrivée et retrouver mes proches. Pas de gros mal de jambes mais toujours ce foutu mal de ventre. Après une petite douche, on enchaîne sur un bon resto libanais avant de prendre le TGV pour le retour.     

 

Bilan :

 

Une semaine après la course, je suis un peu plus lucide sur cette première expérience. Le jour-même et les jours suivants j’étais terriblement déçu. 12 semaines à s’entraîner quatre fois par semaine pour me traîner lamentablement le jour J ça me fait chier ! Sans compter que j’ai eu très peu de courbatures le lendemain alors que j’accompagnais mes élèves en voyage scolaire pour enchaîner des longues journées de visites où l’on a piétiné un max…J’ai eu l’impression de ne rien avoir donné au final, tout du moins au niveau des jambes.

J’ai détesté le style de la course (du bruit et beaucoup de monde) mais j’aurai pu m’y attendre moi qui recherche en permanence la solitude et le calme en montagne. Néanmoins, après une semaine de réflexion, j’ai décidé de renouveler l’expérience prochainement sur un marathon plus petit, histoire de faire une course à taille plus humaine. En attendant, c’est reprise du sport plaisir en montagne ou ailleurs.

 

Randorama.